A la chasse au maraîcher … Trouvé ?

Suite à l’annonce d’ Isabelle concernant l’arrêt de son activité avec l’AMAP, nous avons pris contact avec différents producteurs. Ce n’est pas chose facile : dans le même temps, l’AMAP de Tyrosse et d’Ondres cherchent elles aussi un maraîcher, leurs producteurs ne pouvant les fournir suffisamment ou arrêtant.

Au menu : des contacts avec notre ville, des personnes  référencés par le CIVAM (Organisme de Développement de l’agriculture Bio dans les Landes) ou ceux travaillant avec l’InterAmap Pays Basque.

Ainsi, plus de 30 maraîchers ont été contactés

A TARNOS, Mr Darthayette n’a pas de créneau pour réaliser une distribution, et Mr Laporte ne souhaite pas devenir notre producteur attitré : il n’a que 4-5 variétés de produits, mais éventuellement, pouvait nous dépanner 6 mois.

Vous le reconnaissez... au marché deTarnos et Boucau... c'est lui !

Philippe Darricau : Vous le reconnaissez… au marché de Tarnos et Boucau… c’est lui !

D’autres producteurs sont dans l’impossibilité de répondre à notre trentaine de paniers, notamment Vincent BARBARA à st Martin de Seignanx.

En parallèle, nous avons eu rendez-vous avec :
Michel Hirigoyen, à st Laurent de Gosse, préconisé par Isabelle Sainz,
– et Xabi Hirigoyen, à Briscous, contacté via Philippe Pintan Darricau,  maraîcher à l’Amap de Bayonne Saint Esprit.

Donc vendredi, Sarah et moi partons en expédition la journée… à la rencontre de ces 2 producteurs.

Visite chez Michel Hirigoyen

Du Maraîchage à la Rose … et de la Rose au Maraîchage

Pendant 33 ans, il a la double casquette de pompier et  cultivateur. Et pourtant, c’est avec une douceur, une générosité et un partage sans égal qu’il nous  reçoit et nous communique son amour de la terre. Ici, les maladies sont traitées avec des acariens, les légumes pollinisés avec des abeilles ou frelons.

Installé en 1985, il pratiqua l’agriculture industrielle pRoseendant 4 ans, travaillant pour Guyenne et Gascogne. Puis il accomplit son rêve, se lançant dans la Roseraie, avant de devenir un précurseur du BIO dans ce type de production, se faisant parfois traité de fou. Mais pour lui, la multiplication des traitements pour éradiquer chaque type de maladie, mais affaiblissant les plantes, n’est pas la solution. Il faudra quasiment 1 an pour que les résidus des pesticides disparaissent du sous-sol… Avec ses soins, les roses durent une quinzaine de jours, même coupées, un exploit de nos jours…

Mais avec les années et la crise n’aidant pas, les fleuristes disparaissent. Tout en gardant les principes de la BIO, il retourne au maraîchage, notamment grâce à la création de l’AMAP de Saint Jean de Luz, pour qui lui et sa femme fournissent une cinquantaine de paniers depuis 2008.

Les rosiers, quant à eux, font peu à peu place aux légumes, pour permettre plus de cultures maraichères et les derniers 300m2 devraient être arrachés sous peu. Un crève-coeur : il faut dire que les roses sont magnifiques., odorantes et certains pieds, juste finis d’être remboursés. Et oui, dans la Rose, il existe des Royalties !!!

Et nous, dans tout cela ?Poirerau_Contrat

Il y a quelques mois, il était à la recherche d’un complément de paniers. C’est chose faite depuis, avec la Création de la « Ruche » de Labenne et la fourniture de la Légumerie de la SCIC Restaurant l’Eole, à L’Espace Jean Bertin de TARNOS. Se rajouter une AMAP en sus serait compliquée, mais dans le cas où nous ne trouverions pas, nous pourrions nous tourner vers lui. De plus, étant à la retraite dans 2 ans, cette solution nous paraît peu pérenne si la ferme n’est pas reprise ou si un associé ne venait pas aider sa femme.

 

Visite chez Xabi … Irigoyen aussi !

Autre lieu, autre personnage

xabi piment

Au pays du piment

A peine reparties, le temps de manger le long de l’Adour, et nous voilà à Briscous. Ici, c’est un éclat de rire qui nous accueille. Un grand bonhomme nous fait la bise et nous fait rentrer chez lui. Première anecdote : devinez qui lui a réalisé la chape de sa maison en chaux-chanvre… si je vous dis qu’ils furent maçons, avant de brasser de la bière ? Et oui, le monde est petit, c’est Bittor et Régis d’ARROBIO!
Ancien berger, il partit 6 mois au Guatemala puis s’installa directement en Agriculture Biologique sur les terres familiales en 2008. Leurs caractéristiques : pentues, dotées d’un sol argileux, donc ravinant lors des pluies, avec des serres à la fois humides et ensoleillées, au Sud ; il est obligé de planter tardivement ses plantes.

Il y a environ 4-5 ans, il intègre une CUMA ( Coopération pour l’Utilisation du Matériel Agricole), avec 1 propriétaire des terres à Isturritz , avec 10 maraîchers et 1 retraité. Cela lui permet de mutualiser le matériel et travailler sur des terres différentes. Le partage se fait en fonction du pourcentage de semences apportées. Ils font également des pommes de terres landaises, à Prechacq les Bains.

La serre à melons

Démarche BIO et locale

Il prend ses plants chez Mirentxu DOYHENART – GAEC HAZITIK LILIA, à Saint Pée s/Nivelle. Il ne travaille quasiment que exclusivement des produits BIO. Parmi ceux-là, seulement 2 sont hybrides, le Chou-Fleur Hugo et les tomates Apéro, qui lui permettent d’échelonner ses récoltes. Il produit également 2 produits dont il ne peut avoir de pieds ou substrats  BIO, mais toujours cultivés dans cette démarche : les endives et les champignons (dont les pleurotes).

A ses yeux, le durable est forcément BIO, donc dans l’anticipation… alors qu’en conventionnel, le producteur est plutôt dans la réaction.

Comment intégrer l’AMAP dans son projet ?

arbre à tomates !

Un arbre à tomates ???  !

Aujourd’hui, XABI travaille avec la Ruche de Bayonne et fait le marché d’Arbonne le dimanche matin. Il ne veut pas multiplier son travail pour diverses Ruches et n’a jamais franchi le pas pour collaborer avec une AMAP. Il souhaite arrêter le marché pour profiter de sa petite famille le week-end ( et oui, car le marché le dimanche veut dire : préparation des produits le samedi !).

Notre AMAP conviendrait très bien à son projet, avec une petite trentaine de paniers par semaine, le jour où il prépare également ceux de la Ruche. De plus, il se rend régulièrement sur Tarnos au Comptoir horticole pour ses fournitures… donc ce n’est pour lui, pas un trajet de perdu !

Ses cultures

Pas de grande révolution en terme de diversité par rapport à Isa, si ce n’est plus de petits pois ou haricots !

La tomate Mendigoria, sa favorite

En hiver, il nous proposerait : poireaux, artichauts, cucurbitacées (citrouille, potimarron, courges…bref, la famille ! ), patate, carottes, raids, navets, épinards, blettes, chou-fleur et salade (mâche et roquette)… ainsi que des endives selon si l’on décide de les intégrer au contrat.

En été : Des champignons (pareil que pour les endives, si l’on a voté pour…), aillet, oignon jeune, fèves, petits pois, diverses tomates, 3 types d’aubergines, concombre, piment doux, courgettes, haricots verts, fenouil.

A voir également pour une intégration dans le panier « légumes » des fruits cultivés : fraises, melon et pastèques.

 

Votez pour son arrivée et définissez ce que l’on intègre dans le panier !!!

 

 

 

 


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